Publié le 1 juin 2016 Mis à jour le 5 avril 2018
Les cancers du système nerveux central regroupent les cancers se développant dans le cerveau et dans la moelle épinière. Certaines de ces tumeurs, comme les gliomes de haut grade ou les lymphomes, sont des cancers primitifs, c’est-à-dire qu’ils se développent primitivement, tandis que d’autres, comme les métastases cérébrales, surviennent secondairement chez des patients qui présentent déjà un cancer situé dans un autre organe (sein, poumon, rein, mélanome…).

Alors que les cancers primitifs du système nerveux central sont rares, les métastases cérébrales sont fréquentes. Les métastases cérébrales se développent chez des personnes déjà atteintes d’un cancer: il s’agit de cellules cancéreuses qui ont migré vers le cerveau et qui se développent sur place.

Signes d'alerte
Les signes d’alerte varient en fonction de la taille et de la localisation des cellules cancéreuses dans le cerveau ou la moelle épinière. Ils peuvent survenir rapidement, dès le début de la maladie, la révélant parfois, ou au contraire apparaître tardivement. Les symptômes qui surviennent sont liés à la compression ou l’infiltration de certaines zones du cerveau par les cellules cancéreuses ou par l’œdème local (gonflement) qu’elles provoquent.

Les principaux signes qui peuvent apparaître en cas de cancer du système nerveux central sont des maux de tête, des nausées et des vomissements, des crises d’épilepsie et des troubles liés à un mauvais fonctionnement d’une zone cérébrale (par exemple, difficulté à marcher, troubles du langage, troubles de la vue, troubles de l’équilibre, paralysie…).

Ces signes d’alerte conduisent le médecin à demander différents examens complémentaires (prise de sang, examens de radiologie). C’est le souvent le scanner ou l’IRM cérébrale qui permet de poser le diagnostic de tumeur du système nerveux central ou de métastases cérébrales.


Les traitements actuels des cancers du système nerveux central


Les traitements des cancers du système nerveux central reposent essentiellement sur la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie. Un traitement complémentaire par corticoïdes ou anti épileptiques peut être également proposé pour soulager les symptômes provoqués par la tumeur.

Les traitements de ces cancers dépendent du type, de la taille et de la localisation de la tumeur, des troubles qu’ils induisent et de l’état général de santé du patient.

En France, pour chaque patient atteint d’un cancer, le choix du traitement est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) en présence de différents spécialistes, oncologues, neurologues, radiothérapeutes, neuro chirurgiens… Lorsque le médecin revoit le patient, il lui explique le traitement envisagé et lui remet un document appelé "Programme personnalisé de soins" qui contient un ensemble d’informations (plan de traitement, dates de RV, personnes à er à l’hôpital…).


Plus d’informations