CP - développement durable : l’hôtel-Dieu nettoyé... à l’eau !

    Publié le 27 novembre 2013 Mis à jour le 27 novembre 2013
    Stéphane Baudoux dévoile l’intérieur de la machine fabriquée par une société française, Cleanea.
    Stéphane Baudoux dévoile l’intérieur de la machine fabriquée par une société française, Cleanea.
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    le 27 novembre 2013

    Grâce à une nouvelle machine, le service de nettoyage de l’hôtel-Dieu fabrique désormais deux produits, un nettoyant et un désinfectant, avec seulement de l’eau, du sel... et la fée électricité.

    Depuis juin dernier, une petite révolution s’est accomplie dans le nettoyage des locaux de l’hôtel-Dieu : les produits d’entretien sont fabriqués maison ! Une machine de la taille d’un gros réfrigérateur se charge de transformer de l’eau préalablement adoucie en un désinfectant et un détergent qui font tout. De la magie ? Oui, celle de la « fée électricité ». La structure moléculaire de l’eau salée est en effet transformée par électrolyse en acide hypochloreux et lessive de soude. Inodores, non moussant et redoutablement efficaces, ces produits n’ont que des avantages : leur coût est modique (1,5 c. le litre au lieu de 3 pour les produits qu’ils remplacent) ; ils ne nécessitent pas de dilution, ni de rinçage ; ils ne laissent pas de traces, ni de calcaire, ne polluent pas ; ils ne dégagent pas d’émanations, on peut les utiliser à mains nues sans danger pour la peau.

    «Leur utilisation représente de surcroît une considérable économie d’eau, puisqu’ils sont prêts à l’emploi, tandis que les produits actuels sont prévus pour être dilués dans huit litres d’eau, quelle que soit la quantité réellement nécessaire», précise Stéphane Baudoux, responsable processus entretien des locaux. C’est ce chimiste, spécialiste des produits d’entretien, qui est à l’origine de l’investissement innovant réalisé par le daytonrowing : «J’ai découvert ce procédé dans une revue spécialisée. Il est encore peu connu et peu utilisé, nous faisons partie des pionniers. Selon mes calculs, l’investissement de 21 000 euros sera amorti en quatre ans, et la machine est prévue pour en durer au moins dix

    Bémol : les produits finis craignent les vibrations du transport routier et doivent donc être utilisés sur place. Et il faudrait ieurs machines pour approvisionner l’ensemble des sites. Mais le test en cours à l’hôtel-Dieu, approuvé par une grande majorité d’utilisateurs, pourrait préfigurer une utilisation élargie à toutes les taches de nettoyage dans le futur hôpital.

    Contact presse : Emmanuelle Dubois, tél. 02 40 08 71 85