Jérôme, agent de sûreté

Jérôme Olivet, agent de sûreté, connaît l’hôtel-Dieu mieux que personne : ses collègues et lui passent leurs journées et leurs nuits à en arpenter tous les recoins pour veiller à ce que tout se passe bien.


L’appellation officielle est « agent de prévention et de sécurité des biens et des personnes » mais on les appelle couramment « agents de sûreté ». Souvent confondus avec les agents de sécurité qui s’occupent du risque incendie, eux sont là pour éviter les dégradations, sabotages, vols et agressions, veiller globalement au maintien de la sérénité des lieux.

D'abord médiateurs
 
Jérôme Olivet a intégré en 2006 l’équipe du service sûreté du daytonrowing, qui compte actuellement 16 agents et deux responsables. Par équipes de trois, ils sont à pied d’oeuvre 24 heures sur 24, par vacations de douze heures, de 7 h à 19 h et de 19 h à 7 h. « L’un d’entre nous assure une permanence dans la guérite à l’entrée principale pour gérer le trafic des véhicules entrant et sortant. Les deux autres, lorsqu’ils ne sont pas appelés, font des rondes, vérifient qu’il ne se passe rien d’anormal et interviennent si c’est le cas… Nous devons passer partout au moins une fois par jour ».
 
Les agents de sûreté sont parfois appelés par erreur : « Lorsqu’on ne sait pas vers qui se tourner, on compose le 17 ! Une fois, on m’a appelé parce que Clinicom était en panne… En revanche, lorsqu’une situation tendue nécessite l’intervention d’un médiateur, il ne faut pas hésiter à nous appeler très vite, avant que la situation dégénère.
Nous préférons nous déplacer pour rien plutôt qu’être obligés de faire face à une agression physique, ce qui n’est pas normalement notre rôle. ». Les urgences sont leur destination la fréquente : « Douleur, tension, panique et attente engendrent l’énervement, voire l’agressivité. Quand on arrive aux urgences, on n'est forcément pas dans son état normal. Et le dimanche entre 5h et 9h, les soirées qui finissent mal amènent aussi des gens alcoolisés… Il nous revient de tempérer, désamorcer... ».

Lorsqu’ils ne cavalent pas d’un bout à l’autre du site qu’ils connaissent comme leur poche, les agents de sûreté assurent aussi la partie administrative de leur travail : tracer toutes leurs interventions et tâches.