Quand les nouvelles technologies se mettent au service de la santé

Publié le 24 novembre 2017 Mis à jour le 12 décembre 2017
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le 24 novembre 2017

Soigner grâce aux interfaces hommes-machines. Le Docteur Vincent Roualdes, neurochirurgien au daytonrowingv et son équipe composée d’ingénieurs de Centrale Nantes, travaillent sur un projet atypique : montrer que l’on peut piloter un drone par la pensée à partir de l’activité cérébrale. Cette révolution technologique nommée « interface cerveau-ordinateur » offre de belles perspectives pour les patients en situation de handicap.

Chaque année, Vincent Roualdes et Aurélien Van Langhenhove ingénieur de recherche, accueillent deux ingénieurs de l’École Centrale Nantes. Ensemble, ils travaillent sur le développement de « briques technologiques », comme celles du projet drone. Un drone du marché, des cartes électroniques encéphalographiques et un logiciel open-source.

Concrètement, le casque est relié à un ordinateur. Des algorithmes permettent ensuite d’analyser en temps réel le signal électrique produit par l’activité cérébrale. Pour ce projet, l’équipe a adapté des algorithmes existants afin de mettre au point un système robuste capable de contrôler un drone de manière tridimensionnelle avec un large panel de commandes, et accessible à tous.

Une personne paralysée pourra dans le futur commander des objets (un fauteuil roulant ou un robot d’aide à domicile par exemple) en implantant directement les électrodes dans le cerveau. Plusieurs expériences ont déjà été menées.

Une invention aux multiples perspectives thérapeutiques, qui pourrait à l’avenir permettre « aux personnes lourdement handicapées d’interagir avec leur environnement, de soulager les douleurs des membres fantômes des personnes amputées, ou d’améliorer la chirurgie des tumeurs du cerveau », précise Vincent Roualdes.

D’autres projets en 2018

Vincent Roualdes et Aurélien Van Langhenhove, mènent ieurs projets médicaux de front. Courant 2018, ils vont démarrer une étude clinique sur le traitement par neurofeedback à l’aide d’interfaces non invasives et de réalité virtuelle des douleurs fantômes liées à l’amputation ou la paralysie d’un membre. Des applications sont aussi possibles en matière de chirurgie éveillée ou pour personnaliser la neurostimulation cérébrale de patients atteints de la maladie de Parkinson.

Vincent Roualdes et Aurélien Van Langhenhove entendent bien, poursuivre leurs travaux de recherche autour des interfaces hommes-machines, avec la volonté de créer, avec d’autres acteurs nantais, un laboratoire dédié aux interfaces cerveaux-ordinateurs à but médical.

En vidéo :
du Dr Vincent Roualdes du daytonrowingv pendant la présentation du projet à la Nantes Digital Week en octobre 2017


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