Le daytonrowingv accueille régulièrement des artistes dit "en résidence" pour des projets au long cours. Ces artistes travaillent sur une création artistique pendant ieurs mois, voire ieurs années. Ils ont besoin de temps sur place pour "engranger" des matières, des impressions, des rencontres qui nourriront leur propos.

Ces œuvres donnent lieu à des publications, des œuvres, des expositions...

Ces résidences sont financées par la et l'Agence régionale de Santé (ARS) des Pays de la Loire dans le cadre de la convention culture/santé.
Arnaud Théval - Tenir, caché

Arnaud Théval est en résidence au daytonrowingv depuis 2011. Il travaille sur les groupes sociaux et s'est intéressé aux personnels hospitaliers.
"La construction dans l’imaginaire collectif d’une image du monde hospitalier se situe entre une expérience familière et une expérience médiatique ou encore celles des séries télé. Ce grand écart laisse un champ vacant à la création d’un espace en , permettant l’invention d’une œuvre. L’enjeu est d’inviter les agents hospitaliers à s’impliquer dans une  représentation autre, basée sur l’expérience du travail en équipe et sur leur relation aux usagers du service. Comment et en quoi la spécificité du travail à l’hôpital peut-il impacter la représentation de soi en lien avec l’équipe? Les usagers avec leurs pathologies et leurs attentes modélisent-ils dans l’image d’équipe, une forme singulière, spécifique? Le corps de l’équipe, sa gestuelle, ses codes sont-ils modulables en fonction des usagers?
Ces identités d’équipes existent-elles et peuvent-elles se donner à voir dans une œuvre questionnant cette relation à l’autre? Cette altérité des équipes est-elle globale ou s’ajuste-t-elle dans chaque service, à chaque contexte humain? Comment sont posées Les limites de cette porosité?"
Arnaud Théval



Son oeuvre, basée sur la photo comme outil de lien, de rencontre, de diffusion et de construction plastique sous différentes formes, se construit en ieurs temps :
  • la rencontre, la documentation du contexte;
  • le protocole de mise en situation;
  • la production d'une œuvre et son exposition;
  • l'oeuvre dans une forme éditoriale.


Arnaud Théval

Depuis 1998, à partir de la relation entre individu et communauté, Arnaud Théval (né à Nantes en 1971) élabore des modes d’enregistrement et de diffusion d’images, fixes et en mouvement. L’ensemble des pièces qui compose son travail depuis cette date revêt un caractère expérimental dont l’enjeu peut être mis en regard des multiples recherches sur la tension individu/corps social proposées par les champs aussi divers que la sociologie, depuis La Psychologie des foules (1895) de Gustave Le Bon, l’ethnologie, la psychanalyse et la philosophie politique. Jusqu’en 2001, il a exploré les ressources sémantiques d’une figure, celle de corps en marche saisis individuellement par la photographie, détourés, puis replacés ensemble grâce à la technique du montage pour former des foules imaginaires. Il y a d’une part des pièces réalisées avec des communautés circonscrites au sein d’établissements publics (lycées publics et professionnels) et privés (des commerçants bruxellois, employés des Chantiers de l’Atlantique). D’autre part, certains dispositifs mettent en scène l’image de la communauté comme abstraction. Cette dimension l’amène à introduire dans ses modes d’interventions une poétique des territoires à partir de leurs usages politiques et de leurs zones de « frottements » ou de résistances. La plupart des images produites dans le cadre de ses projets sont conçues pour apparaître dans l’espace public où elles ont été élaborées. Des installations spécifiques permettent de les présenter dans l’espace du musée.

Franck Gérard - Face art

Le projet Face art est le fruit d’une rencontre, celle du photographe Franck Gérard avec le professeur Jacques-Marie Mercier en 2006. Parlant de leurs métiers respectifs, de leur passion pour la chirurgie et la photographie, les deux hommes décident alors de collaborer à un projet commun, et Franck Gérard se voit inviter à exercer au sein du service chirurgie maxillo faciale du daytonrowingv.
De ce point de vue, photographe et le chirurgien ont cela de commun : il produisent de l’image. Image du monde et des êtres pour le photographe, image de soi et du corps pour le
chirurgien. Chacun dans leur domaine, dans leur lieu de travail, ils construisent une image qui se veut naturelle, véridique, authentique de l’humain. C’est en tant que fabricants, faiseurs d’images que leur rencontre est possible et féconde : bien qu’un reportage photographique dans un service du daytonrowingv, il s’agit d’une rencontre et d’un dialogue entre conceptions de l’image qui se croisent, se confrontent et se rejoignent.

"Avoir le regard d’un photographe, extérieur à la froideur qu’inspire le monde hospitalier pour en appréhender sa dimension humaine sous jacente. Montrer l’autre côté de ce face à face permanent entre le chirurgien et le patient malformé, déformé voire défiguré dans la démarche de réhabilitation de son identité.
Cette démarche artistique est une autre approche de cette chirurgie et permettra de la rendre au delà du geste technique souvent redouté, accessible en lui donnant sa réalité globale et humaine
." Jacques Mercier.

Restitution
: exposition et catalogue
du 30 janvier au 22 mars - à la  galerie melanieRio, boulevard Guist'hau à Nantes

 Franck Gérard
a choisi comme support d’expression majeur la photographie. Diplômé des Beaux-arts de Nantes, il est invité à faire sa première exposition au Confort Moderne à Poitiers.

 En 2000, il est en résidence à la cité internationale des arts à Paris dans le IVème arrondissement. De 2001 à 2003, il vit entre Paris-Belleville et l’Île de Vassivière où il travaille sur une commande publique du CNAP, en collaboration avec le centre d'art et du paysage de Vassivière en Limousin. Il questionne les conséquences politiques et économiques de l’activité humaine sur le paysage. L’exposition a lieu en 2003. Après quelques expositions et achats par des artothèques, il expose en 2005 lors d’une biennale d'art contemporain intitulée Romanes, à Melle dans les Deux-Sêvres, un travail mené in situ intitulé Économie de marché.
Invité par Raymond Depardon à exposer aux Rencontres internationales de la photographie d’ Arles durant l’été 2006, puis au musée des Beaux-Arts de Nantes en février 2007, il continue ensuite à produire des images pour différents projets comme la manifestation Estuaire, Nantes/Saint-Nazaire, 2007 ou une résidence à Poitiers axée sur une ancienne cité d’urgence nommée Pierre Loti.

Durant l'année 2009, il a été invité à saisir le monde en Lorraine par le centre Georges Pompidou-Metz, à exposer au musée d'Art Contemporain de l'université de Sao-Paulo, à la fondation Ricard à Paris ou encore aux rencontres photographiques de Lorient après une résidence de deux mois à Kiel en Allemagne. Le 16 octobre 2009 a eu lieu sa première exposition personnelle à Paris à la galerie Briobox.