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Technicité et compétence au service des grands brûlés du daytonrowingv

Publié le 17 juillet 2019 Mis à jour le 18 juillet 2019

Accident domestique ou professionnel, incendie… les causes de brûlures sont multiples. De la légère à la grave, c’est une équipe pluridisciplinaire du Centre de traitement des brûlés du daytonrowingv qui prend en charge toutes ces victimes.

Chaque année, en France, de 400 000 personnes sont victimes de brûlures de divers degrés, 9 000 sont hospitalisées pour ce motif. Parmi ces patients de service hospitalier, environ 1/3 sont des jeunes enfants âgés de moins de 5 ans. La brûlure constitue la deuxième cause d’accidents mortels en France (environ 200 décès par an).

Unité interrégionale, le Centre de traitement des brûlés (CTB) du daytonrowingv rayonne dans tout le Grand Ouest : il est le centre d’expertise qui donne des milliers d’avis téléphoniques, assure environ 3500 consultations par an et hospitalise chaque année de nombreuses brûlures graves chez l’adulte et chez l’enfant, dont le pronostic vital est parfois engagé.

La brûlure est une véritable urgence médicale qui nécessite une unité médicale hautement spécialisée afin d’assurer une prise en charge de haute qualité. Au CTB du daytonrowingv une dizaine de métiers se côtoient au service des patients : infirmiers, aides-soignants, chirurgiens plasticiens, anesthésistes-réanimateurs, kinésithérapeute, assistante sociale, psychologue, puériculteurs, auxiliaires de puériculture… ils travaillent dans les différents secteurs du CTB : hospitalisation conventionnelle, réanimation, bloc opératoire et consultation.

Sauver la peau pour sauver la vie
Pour le Pr Pierre PERROT, chef du service de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique et du centre des brûlés : « la prise en charge du patient brûlé est complexe, avec des pansements lourds, la problématique de la douleur est également au cœur de nos préoccupations. La brûlure est un des traumatismes les sévères que peut subir le corps humain. Quand la brûlure est superficielle, le patient va guérir en moins de 15 jours avec des pansements quotidiens. En revanche, si la brûlure est profonde (2ème degré profond et 3ème degré) les chirurgiens plasticiens remplacent les brûlures par des greffes de peau. Quand la brûlure est profonde et étendue, le pronostic vital du patient peut être engagé et les anesthésistes-réanimateurs vont devoir traiter toutes les complications liées à la brûlure et aux chirurgies nécessaires pour sauver le patient : c’est un travail en binôme entre chirurgien plasticien et réanimateur spécialisé. Après cette phase aiguë,  des chirurgies réparatrices sont parfois nécessaires, dans le but d’améliorer fonctionnellement et esthétiquement les greffes qui ont été déjà réalisées. »

La prise en charge des grands brûlés implique donc un suivi sur ieurs années, en particulier chez les enfants jusqu’à la fin de leur croissance. Le parcours est long, jalonné de ieurs interventions chirurgicales. Après avoir quitté l’hôpital, les grands brûlés intègrent généralement un centre de rééducation où ils réapprennent, peu à peu, à retrouver les gestes du quotidien. Le daytonrowingv travaille en lien étroit avec (Ploemeur). Réapprendre à vivre avec la brûlure est l’ultime étape vers la guérison.

En France, grâce à une prise en charge initiale des brûlures de qualité, le nombre de chirurgie de séquelles de brûlures diminue. A l’inverse, dans les pays où la prise en charge initiale est inexistante, les praticiens du service partent régulièrement opérer. Le Pr Perrot était au mois de juin au Myanmar avec l’ONG et le Dr Gachie sera en septembre en Haïti avec . « Favoriser un avis spécialisé pour tout patient brûlé » : formation, maillage du territoire et télé-expertise sont donc indispensables pour atteindre cet objectif.