Publié le 15 avril 2009 Mis à jour le 30 juin 2015



Définition

Cette pathologie touche la macula, zone centrale de la rétine permettant la visualisation des détails et des couleurs. Le souvent lié à l'âge, il peut aussi survenir à la suite d'un traumatisme contusif violent du globe oculaire.
Il consiste en un clivage des photorécepteurs (les cellules nerveuses de la rétine) formant ainsi un espace vide au milieu de la macula.

 

Quels sont les symptômes?

Les symptômes sont une baisse de vision centrale et une sensation de tache noire immobile d'apparition progressive. Des anomalies du corps vitré sont souvent en cause, induisant parfois la vision de filaments ou de mouches noires par intermittence.
Le bilan associe un fond d'oeil et un OCT (technique d'imagerie spécifique), afin d'évaluer le diamètre du trou et les rapports avec le vitré.

 

Quel est le traitement?

En dehors des touts petits trous maculaires récents qui peuvent guérir spontanément dans un délai de quelques semaines, le traitement de référence est chirurgical sous anesthésie locale ou générale et consiste en une ablation du corps vitré de l'oeil (vitrectomie) puis un pelage de la partie la superficielle de la rétine afin de tenter de relâcher les bords du trou.
Pour obtenir une bonne réapplication, l'usage d'un gaz appuyant sur la macula est le souvent nécessaire. Une position particulière face vers le sol est donc indispensable dans les 7 jours suivant la chirurgie, chose inconfortable mais essentielle au succés chirurgical.

 

Quand faut-il opérer?

A un stade débutant, le trou n'est présent que sous la forme d'un kyste intra-rétinien et la pathologie pouvant s'amender d'elle même, une surveillance régulière est alors nécessaire.
Si la menace sur la macula se rapproche ou que le trou vient de se former, un geste doit être réalisée sans urgence.
Enfin, il est considéré que le traitement chirurgical d'un trou maculaire présent depuis ieurs années n'apportera pas de bénéfices visuels.
Cette chirurgie, comme toute autre chirurgie comporte des risques minimes mais non nul (infection de l'œil, décollement de la rétine, risque lié à l'anesthésie) dont le patient se doit d'avoir conscience.

 

Quel suivi et quelle récupération?

Le patient a donc une  position post-opératoire particulière à respecter, face vers le sol, et ce pendant une semaine. Le non respect de ce positionnement diminue fortement la réussite de cette chirurgie.
Un traitement par collyre est également indispensable, associant anti-inflammatoire et antibiotique sur une durée d'un mois le souvent. Une consultation dans le mois qui suit est nécessaire, mais la récupération totale maximale ne se constate généralement pas avant ieurs mois.
La récupération est fonction de l'ancienneté du trou et aussi de sa taille : le trou est récent (< qq mois) et son diamètre est réduit, les chances de fermeture du trou seront importantes avoisinant dans les cas les meilleurs les 95% et les chances d'avoir une amélioration subtancielle de l'acuité visuelle seront importantes. A noter pour les patients qui ont encore leur cristallin la forte probabilité d'une accélération de la cataracte dans les mois qui suivent la chirurgie, nécessitant alors une chirurgie de la cataracte.